Auschwitz, 70e anniversaire de la libération sans les libérateurs !

27/01/15 [traduction]

soviétique libération camp de concentrationAvec l’aimable autorisation du site d’information allemand german-foreign-policy.com, http://www.initiative-communiste.fr vous propose la traduction de l’article suivant paru le 16 janvier dernier. Alors que l’Union Européenne, Allemagne en tête, soutien en Ukraine de nouvelles autorités à sa main comprenant des nazis et des fascistes, alors qu’une campagne médiatique anti-russe bat son plein, les autorités européennes en viennent à adopter un comportement négationniste.

Tout récemment, le ministre des Affaires étrangères de Pologne, Grzegorz Schetyna, a ainsi déclaré que le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau à Oswiecim a été « libéré par des Ukrainiens », tentant de justifier l’absence d’invitation de la Russie aux cérémonies consacrées au 70e anniversaire de la libération de ce camp d’extermination par les soldats de l’armée soviétique.

« Peut-être il vaut mieux dire que c’était le premier front ukrainien et les Ukrainiens qui l’ont libéré ? Parce qu’en ces jours de janvier, ce sont les Ukrainiens qui ont ouvert la porte et ont libéré le camp », Grzegorz Schetyna ministre polonais des affaires étrangères.

Les dirigeants de l’Axe euro-atlantique USA-UE-OTAN, qui viennent de refuser de voter une résolution condamnant le nazisme à l’ONU, poursuivent dans l’ignominie en réécrivant l’histoire, en insultant ces millions de soldats de l’armée rouge – issus de tous les peuples soviétiques – qui ont donné leur vie pour libérer l’Europe du fascisme.

Dans une réaction, la diplomatie russe à fait savoir qu’“il est difficile de soupçonner d’ignorance un fonctionnaire du niveau de Grzegorz Schetyna”, car « tout le monde sait que le camp d’Auschwitz-Birkenau a été libéré par l’Armée Rouge”. Le communiqué souligne notamment que “tous les peuples ayant combattu au sein de cette armée ont fait preuve d’héroïsme”.

“Il est aussi à noter qu’avant novembre 1943, le Premier front ukrainien s’appelait Front de Voronej et encore plus tôt, Front de Briansk”, a conclu le ministère russe des Affaires Etrangères.

Réactions gênées dans les rédactions occidentales.  Tel cet article du Nouvel Obs donnant la parole à un soldat soviétique ayant participé à la libération du camp Y aura-t-il un journaliste courageux pour dénoncer sérieusement cette ignominie? mais sans doute que les journalistes courageux n’ont pas cette liberté. Là aussi les masques tombent.

Ivan Martynouchkine garde aussi le souvenir du discours du président du Parlement européen de l’époque, le Polonais Jerzy Buzek. « Il nous avait presque comparés à une armée d’occupation, alors que nous étions venus libérer la Pologne« , répète-t-il, preuve supplémentaire que deux décennies après la chute du mur de Berlin, le fossé entre la Russie et les anciens pays du bloc socialiste reste toujours aussi profond.

Mercredi, le ministère polonais des Affaires étrangères, Grzegorz Schetyna, a lancé une nouvelle polémique, en affirmant qu’Auschwitz a été libéré par des Ukrainiens. Une affirmation qui, dans son agréable salon des faubourgs de Moscou, fait bondir le vétéran.

« Un de mes camarades le plus proche était Géorgien. Il y avait des Kazakhs, des Arméniens et bien sûr des Ukrainiens, mais nous étions avant tout une armée internationale. Nous étions tous unis, nous appartenions au peuple soviétique », réagit l’ancien soldat qui, après la guerre, travailla comme ingénieur à la conception de la bombe atomique soviétique.

« Je ne veux pas lui répondre. A vrai dire, j’ai honte pour lui », répète encore Ivan qui, malgré tout, participera cette année encore aux commémorations de la libération d’Auschwitz, le 27 janvier.

Libération sans les libérateurs

Des soldats soviétiques libérant les détenus du camp d'Auschwitz - Janvier 1945

16 Janvier 2015, traduction française http://www.initiative-communiste.fr d’après german-foreign-policy.com

Berlin/Varsovie(Compte-rendu) – Par la grâce d’une dés-invitation virtuelle, les pays de l’UE empêchent le président russe de participer à la commémoration du 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Le plus haut représentant du pays, dont l’armée a mis fin au génocide dans le camp d’extermination allemand le 27 Janvier 1945, est exclu des cérémonies de commémoration. Toutefois, le président de l’Allemagne, lui, y participera. Joachim Gauck avait déjà profité de son discours au sujet du 75e anniversaire de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, pour faire monter massivement les sentiments contre Moscou et pour transformer la commémoration des crimes nazis en un appel à resserrer les rangs contre la Russie. Dans ses mémoires, Joachim Gauck décrit les soldats de l’Armée rouge qui ont libéré l’Allemagne comme des êtres « à la face d’asiatiques», «empestant la Vodka, » qui « réquisitionnent et volent. » Il y a quelques années, il s’est plaint que « l’apparition du judéocide allemand ait été gonflé pour être présenté comme unique, » parce que « certains milieux des sociétés post-religieuses » cherchaient « un certain frisson face à l’indicible. » En 2010, il été pris à déclarer « je me demande combien de temps nous, Allemands, nous voulons nourrir notre culture de chagrin. »

« Juste comme les troupes nazies»

La commémoration du 70e anniversaire de la libération du camp d’extermination allemand d’Auschwitz avait déjà fait l’objet d’intrigues politiques  l’an dernier. Lors de la commémoration du 60e anniversaire de sa libération, la participation du président russe Vladimir Poutine était encore tenue pour acquise. Après avoir subi de lourdes pertes, l’armée soviétique atteint Auschwitz le 27 Janvier 1945, date à laquelle elle met un terme aux meurtres atroces que les Allemands y commettaient. Les premières tentatives d’exclure Poutine de la commémoration du 70e anniversaire ont été faites en Pologne à l’été 2014. Un parlementaire a été cité disant que l’Armée rouge « avait été un agresseur » dans WW II, « tout comme les troupes nazies, » et que donc le président russe ne devrait être autorisé à faire qu’un «pèlerinage de pénitence » en Pologne. [1] A l’époque, Bronisław Komorowski ne voyait aucun mal à la participation de Poutine à la commémoration d’Auschwitz. Cependant, les forces anti-russes ont prévalu et l’invitation du président russe a été annulée par la voie diplomatique. Selon les rapports, le Premier ministre de la Pologne, Ewa Kopacz, a également fait campagne pour empêcher Poutine de participer à une cérémonie de commémoration parallèle à Prague. Cela exclurait le président du pays, dont l’armée a perdu plus d’un million de soldats juste pour libérer le Reich allemand et les territoires polonais sous occupation allemande.

Tourné contre la Russie

L’instrumentalisation anti-russe de la mémoire des crimes allemands contre l’humanité fait des progrès avec dés-invitation virtuelle de Poutine. Déjà le 1er Septembre 2014, Joachim Gauck, président allemand utilisait son discours commémoratif à Gdansk – commémorant le 75e anniversaire de l’invasion allemande de la Pologne – pour attiser les sentiments anti-russes. Se référant au conflit en Ukraine, Gauck a accusé la Russie de donner une plus grande priorité à « une quête pour le pouvoir, » plutôt qu’au « maintien de la stabilité et de la paix. » Effaçant complètement le soutien occidental au putsch ukrainien et à la guerre civile, tout en ignorant l’ensemble des guerres menées par l’Occident de la Yougoslavie à l’Irak en passant par la Libye, Gauck a allégué que la Russie avait « violé le droit international » et « annexé un territoire étranger. » [2] Faisant allusion à l’approbation de la Grande-Bretagne et la France pour l’occupation par l’Allemagne d’une partie de la Tchécoslovaquie en Octobre 1938, ciblant la Russie, Gauck a déclaré: «l’histoire nous enseigne que les concessions territoriales ont aiguisé souvent l’appétit des agresseurs. » La commémoration des crimes nazis a ainsi été transformée en un appel à resserrer les rangs contre la Russie, que l’Allemagne avait envahie.

Une « culture de Chagrin »

A diverses reprises avant de devenir président, Gauck, qui, contrairement à Poutine, président de la Russie, sera présent à Auschwitz le 27 Janvier a formulé plusieurs déclarations publiques qui montrent comment il perçoit la libération de l’Allemagne en 1945 ainsi que la Shoah. Dans ses mémoires, il écrit au sujet de la libération de l’Allemagne, que cela est arrivé comme d’ «horribles nouvelles », il a dépeint les soldats de l’Armée Rouge comme des êtres « aux faces d’asiatiques, » puant la vodka», qui «ont réquisitionné et ont volé» et systématiquement violé des femmes. [3] En 2006, Gauck rempli de remord a prétendu qu’il y aurait « une tendance à sanctifier l’Holocauste, » dans laquelle « le judéocide allemand est gonflé à une unicité qui échappe finalement la compréhension et l’analyse. » « Certains milieux au sein des sociétés post-religieuse» ont été continuellement à la recherche « pour la dimension de l’absolu, un certain frisson face à l’indicible. » Cela pourrait également être accompli par « le mal absolu» et est «paradoxalement un avantage psychologique. » [4] Gauck a déclaré à plusieurs reprises que « les Allemands » seraient bien avisés de changer leur approche de l’histoire. À l’automne 2010, il songeait : «Je me demande, combien de temps encore nous les Allemands voudront nourrir notre culture de chagrin. » [5] C’était après qu’il ait répondu positivement à la question de savoir si « la majorité des Allemands » est suffisamment mature pour une « réorientation vers leurs propres victimes, la réorientation vers le patriotisme». « Voilà comment je vois les choses. » [6]

Simplificateur

Jusqu’à ce qu’il ait été investi président, les vues historiques de Gauck ont été critiquées dans l’opinion publique allemande, par exemple, il a le coup pour simplifier, en référence à ses remarques sur le « Livre noir du communisme. » [7] Gauck avait écrit que «les communistes avaient également été rendu impopulaires, quand ils … ont approuvé les acquisitions à l’ouest par la Pologne d’un territoire et donc la perte de ses territoires de l’Est par l’Allemagne. » « Aussi bien pour les natifs que les expulsés, cette perte de la terre natale a été considérée comme une grande injustice, que les communistes ont scellée en 1950, en reconnaissant l’Oder-Neisse comme la nouvelle frontière germano-polonaise, » [8] allègue ainsi Gauck. Dans le conflit avec le «Centre contre les expulsions, » il a pris le côté du président de l’époque, Erika Steinbach, qui a été vivement critiqué pour ses propos négationnistes, notamment en Pologne. Gauck est cité sur le site internet de la Ligue allemande des expulsés »(BdV) déclarant, Berlin est très certainement le meilleur emplacement pour un« Centre contre les expulsions.  » Cela convient, car Berlin est là «où il y a diverses « topographies de la terreur, «l’emplacement de la conférence de Wannsee et le siège de la Stasi, l’ancien siège du gouvernement des despotes bruns et rouges. » [9]

L’ »Invasion soviétique» de Iatseniouk

Le discours de Gauck sur Auschwitz et la dés-invitation de Poutine coïncident avec la coopération ouverte de Berlin avec les successeurs fascistes des collaborateurs nazis pour organiser un coup pro-occidental à Kiev. (cf german-foreign-policy.com [10]) Le gouvernement de Kiev a adopté leurs points de vue anti-russes, qui ont une influence grandissante sur le débat allemand où ils concordent avec de vieux sentiments anti-russes. Arseni Iatseniouk a récemment fait sensation avec son interview à la télévision allemande. Il a littéralement délaré que, « Nous nous souvenons tous bien l’invasion soviétique de l’Ukraine et l’Allemagne. » [11] Cette déclaration est restée incontestée.

[1] Streit in Polen über Einladung Poutine zu Auschwitz-Gedenken 2015. www.tt.com 09/05/2014.
[2] Gedenkfeier zum Deutschen Überfall auf Polen 1939. www.bundespraesident.de 09/01/2014.
[3] Joachim Gauck: Winter im Sommer, Frühling im Herbst. München 2009. Voir Rüdiger Minow Hans-Der Zug der Erinnerung, die Deutsche Bahn und der Kampf gegen das Vergessen.
[4] Joachim Gauck: Welche Erinnerungen braucht Europa? www.robert-bosch-stiftung.de. Voir Le président consensus.
[5] « mutige Politiker Ziehe ich vor ». www.sueddeutsche.de 30.09.2010.
[6] Gauck: Erinnerung an Vertreibung leugnet nicht den nazie-Terreur. www.dradio.de 31.08.2006.
[7] Daniela Dahn: Gespalten statt versöhnt. www.sueddeutsche.de 10.06.2010.
[8] Stéphane Courtois et al .: Das Schwarzbuch des Kommunismus. Unterdrückung, Verbrechen und Terror. München 1998.
[9] www.z-g-v.de.
[10] Voir Vom stigmatisation befreit
[11] www.facebook.com/tagesschau/posts/10152968920374407

Liberation without the Liberators

2015/01/16
BERLIN/WARSAW
(Own report) – Through their virtual disinvitation, EU countries are preventing the Russian president from participating at the commemoration of the 70th anniversary of the liberation of Auschwitz. The highest representative of the country, whose army had halted the mass murder in the German extermination camp January 27, 1945, is thereby excluded from the commemoration ceremonies. However, Germany’s president, will participate. Joachim Gauck had already used his speech on the 75th anniversary of Germany’s invasion of Poland, to massively stir up sentiments against Moscow and to transform the commemoration of Nazi crimes into an appeal for closing ranks against Russia. In his memoirs, Gauck described Red Army soldiers, who had liberated Germany, as beings « with Asian facial features, » « reeking of Vodka, » who « requisitioned and stole. » A few years ago, he complained, « the occurrence of the German Judeocide has been inflated to a uniqueness, » because « certain milieus of post religious societies » were seeking « a certain shudder in face of the unspeakable. » In 2010, he was quoted saying, he « wonders how much longer we Germans want to nurture our culture of chagrin. »
« Just Like Nazi Troops »
The commemoration of the 70th anniversary of the liberation of the German Auschwitz extermination camp had been the focus of political intrigues already last year. At the commemoration of the 60th anniversary of its liberation, Russian President Vladimir Putin’s participation was still taken for granted. After having suffered severe losses, the Soviet Army reached Auschwitz January 27, 1945, putting an end to the ghastly murders Germans were committing. First attempts to exclude Putin from the commemoration of the 70th Anniversary were made in Poland in the summer 2014. A parliamentarian was quoted saying that the Red Army « had been an aggressor » in WW II, « just like Nazi troops, » which is why the Russian President should only be allowed to make a « penitential pilgrimage » to Poland.[1] At the time, Bronisław Komorowski could see nothing wrong with Putin’s participation at the Auschwitz commemoration. However, anti-Russian forces have prevailed and the Russian President’s invitation was cancelled through diplomatic channels. According to reports, Poland’s Prime Minister Ewa Kopacz has also campaigned to prevent Putin from participating at a parallel commemoration ceremony in Prague. This would exclude the president of the country, whose army had lost more than a million soldiers just to liberate the German Reich and the Polish territories under German occupation.
Turned against Russia
The anti-Russian instrumentalization of the memory of German crimes against humanity is making headway with Putin’s virtual disinvitation. Already on September 1, 2014, German President Joachim Gauck used his memorial address in Gdansk – commemorating the 75th Anniversary of the German invasion of Poland – to stir up anti-Russian sentiments. Referring to the Ukraine conflict, Gauck accused Russia of giving a higher priority to « a quest for power, » rather than to « maintaining stability and peace. » Completely blotting out western support for the Ukrainian putsch and the civil war, while ignoring all the wars waged by the West from Yugoslavia to Iraq on up to Libya, Gauck alleged that Russia had « violated international law » and « annexed foreign territory. »[2] Alluding to Great Britain and France’s approbation for Germany’s occupation of parts of Czechoslovakia in October 1938, targeting Russia, Gauck declared, « history teaches us that territorial concessions often whet the appetite of the aggressors. » The commemoration of Nazi crimes was thereby transformed into an appeal to close ranks against Russia, which Germany had invaded.
A « Culture of Chagrin »
On various occasions before becoming president, Gauck, who, unlike Russia’s President Putin, will be present at Auschwitz January 27, had made public statements showing how he views Germany’s 1945 liberation and the Shoah. In his memoires, he wrote on the subject of Germany’s liberation, that it arrived as « horrible news, » he depicted the Red Army soldiers as beings « with Asian facial features, » reeking « of vodka, » who « requisitioned and stole » and systematically raped women.[3] 2006, Gauck remorsefully claimed that there is « a tendency toward sanctifying the Holocaust, » wherein « the occurrence of German Judeocide is inflated to a uniqueness that ultimately escapes comprehension and analysis. » « Certain milieus of post-religious societies » were persistently searching « for the dimension of the absolute, a certain shudder in face of the unspeakable. » This could also be achieved by « the absolute evil » and is « paradoxically of psychological advantage. »[4] Gauck has stated several times that « the Germans » would be well advised to change their approach to history. In the fall of 2010, he mused, « I ask myself, how much longer do we Germans want to nurture our culture of chagrin. »[5] This was after he had positively responded to the question whether « the majority of the Germans » are mature enough for a « reorientation toward their own victims, the reorientation toward the patriotic. » « That’s how I see it. »[6]
Broad Brush
Until he was inaugurated president, Gauck’s historical views were criticized in German public opinion, For example, he has a knack for using the « broad brush, » in reference to his remarks on the « Black Book of Communism. »[7] Gauck had written that « the communists had also made themselves unpopular, when they … approved Poland’s westward acquisition of territory and thereby Germany’s loss of its eastern territories. » « To both the natives and the expellees, this loss of the homeland was considered a great injustice, which the communists sealed in 1950, by recognizing the Oder-Neisse as the new German-Polish border, »[8] alleges Gauck. In the conflict over the « Centre against Expulsions, » he took the side of the president at the time, Erika Steinbach, who was sharply criticized for her historical revisionist statements, particularly in Poland. Gauck is quoted on the German League of Expellees’ (BdV) website saying, Berlin is most certainly the best location for a « Centre against Expulsions. » It blends in, because Berlin is where « there are various ‘topographies of terror,’ the location of the Wannsee Conference and the Stasi Headquarters, the former seat of government of brown and red despots. »[9]
Yatsenyuk’s « Soviet Invasion »
Gauck’s Auschwitz speech and Putin’s disinvitation coincide with Berlin’s open cooperation with the fascist successors of Nazi collaborators to stage a pro-western coup in Kiev. (german-foreign-policy.com reported.[10]) The Kiev government has adopted their anti-Russian standpoints, which are also increasingly having an influence on the German debate where they dovetail with old anti-Russian sentiments. Arseniy Yatsenyuk recently caused a stir with his interview on German television. He literally alleged, « We all remember well the Soviet invasion of Ukraine and Germany. »[11] This statement has remained unchallenged.

 

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