Ensemble, stoppons l’austérité VALLS-UE-MEDEF !

Aidons les travailleurs à passer à la contre-offensive !

 

Déclaration du PRCF à l’occasion du 1er Mai 2014
 


 

Ordonné par Berlin et par Bruxelles, ciblant uniquement les travailleurs, profitant exclusivement au MEDEF et s’ajoutant aux graves mesures déjà prises par Sarkozy puis par Ayrault, un plan d’euro-austérité d’une brutalité inouïe a été annoncé par MM. Valls et Hollande avec le soutien, accompagné de surenchères avides (Fillon, Bayrou…), d’une bonne partie de la droite.
 
Non seulement aucune des revendications vitales de notre peuple (emploi, salaires, protection sociale, logement, services publics…) n’est prise en compte par le gouvernement « socialiste », mais de nouvelles purges dévastatrices vont frapper les salariés du public et du privé, les pensions, les allocations familiales, la Sécurité sociale, le logement social, l’ensemble des services publics, sans que le MEDEF ne se soit engagé à créer un seul emploi (et ceux qui seront éventuellement créés coûteront dix fois plus cher au contribuable que si l’Etat avait embauché des fonctionnaires !). Typiquement, on prend massivement aux pauvres et aux « moyens » pour donner aux nantis !

Au contraire, les délocalisations patronales redoublent de violence, le désossage du produire en France (ALSTOM) entre dans sa période terminale, malgré les gesticulations de Montebourg ; quant aux 50 milliards d’euros promis à MM. les actionnaires pour « reconstituer leurs marges » ( !), ils ont toutes chances de finir en dividendes expatriés dans les paradis fiscaux, où stagnent déjà 480 milliards d’euros soustraits par les plus riches à la communauté nationale.

Quant à la « relance » promise, elle sera encore plus « plombée » qu’aujourd’hui, par le recul de la consommation populaire qui résultera de l’austérité, déjà insupportable pour des millions de travailleurs, d’étudiants pauvres, de « petits retraités » et de privés d’emploi qui flirtent avec la misère.

Enfin, la mise à mort annoncée par Valls des communes, des départements et de l’Etat-nation lui-même au profit des euro-métropoles, des euro-régions, de l’U.E. supranationale et du Grand Marché Transatlantique, porterait un coup fatal à la République une et indivisible, à la Fonction publique, à l’Education nationale, à la langue française sacrifiée au tout-anglais et à la culture de notre pays, aux conquêtes du Front populaire et du C.N.R., voire aux avancées fondamentales de la Révolution jacobine.

Ces attaques incessantes de la fausse gauche, « gauche socialiste » incluse, contre les travailleurs et contre la République, ouvrent un boulevard à la pire réaction, UMP et FN en tête !
 
Et pendant que le gouvernement PS prétend qu’il n’a plus d’argent pour embaucher des infirmières ou des ouvriers de l’Equipement, ilgaspille sans compter pour menacer militairement la paix du monde et l’indépendance des peuples en Afrique, au Proche-Orient et en Europe de l’Est. En Ukraine, c’est en soutien à un gouvernement contrôlé par des putschistes néo-nazis que le trio Hollande-Valls-Fabius, qui avait déjà ignoré mesquinement le 70ème anniversaire de Stalingrad, s’est porté à la tête de la nouvelle croisade de l’OTAN contre la Russie  !

47981-1er-mai-fete-du-travail-badge,bWF4LTY1NXgwDans ces conditions, l’heure n’est pas à « négocier » d’introuvables « contreparties » au Pacte Hollande-MEDEF-Merkel, ni à courtiser la CFDT ou la Confédération Européenne des Syndicats –cette courroie de transmission de Bruxelles –, ni à espérer sans fin dans l’introuvable « Europe sociale ». L’heure est à exiger le RETRAIT du Pacte « de responsabilité » et des mesures Valls, à avancer des revendications offensives sur l’emploi et le pouvoir d’achat, à travailler à une contre-attaque « tous ensemble et en même temps » des travailleurs et de la jeunesse, à exiger la nationalisation des banques et des industries stratégiques (à commencer par ALSTOM), à imposer, par la lutte, un plan national de réindustrialisation de notre pays, à refuser le remboursement de la dette illégitime prétendument due aux marchés financiers, à taxer le grand capital, à exproprier les exportateurs de capitaux et les milliardaires fraudeurs, à appeler la France à SORTIR du funeste euro, de UE et de l’OTAN, à refuser catégoriquement l’ « Union transatlantique » pour permettre à notre peuple de recouvrer l’indépendance nationale, d’impulser des coopérations internationales dégagées du carcan euro-atlantique et de s’orienter, s’il le souhaite, vers une véritable transformation socialiste et révolutionnaire de notre pays.

En brisant le mensonge éculé de l’ « Europe sociale » brandi par les endormeurs réformistes, le boycott des élections européennes complètera sur le plan politique le nouvel élan des travailleurs vers le combat social ; cette campagne de boycott, portée notamment par le CNR-RUE avec le soutien du PRCF, mettra le peuple français à l’offensive, aggravera la crise de légitimité de la funeste « construction » européenne en créant les conditions – non dans les mots mais dans les actes –de l’urgente insurrection citoyenne des victimes de l’Europe atlantique, fascisante, patronale et impérialiste du grand capital.

Raoul Marc Jennar : Le Grand marché transatlantique

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